Le risque croissant de catastrophes naturelles renforce les arguments en faveur d’un mécanisme fédéral de réassurance de dernier recours

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Citation . 2026. Le risque croissant de catastrophes naturelles renforce les arguments en faveur d’un mécanisme fédéral de réassurance de dernier recours. Media Releases. Toronto: C.D. Howe Institute.
Page Title: Le risque croissant de catastrophes naturelles renforce les arguments en faveur d’un mécanisme fédéral de réassurance de dernier recours – C.D. Howe Institute
Article Title: Le risque croissant de catastrophes naturelles renforce les arguments en faveur d’un mécanisme fédéral de réassurance de dernier recours
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Published Date: May 14, 2026
Accessed Date: May 14, 2026

14 mai 2026 – À mesure que les catastrophes naturelles deviennent plus fréquentes, le système d’assurance canadien subit des pressions croissantes liées aux risques extrêmes, notamment des préoccupations quant à la solvabilité et à la capacité de souscription. Sans mécanisme permettant d’étaler les pertes dans le temps, une série d’événements extrêmes ou une catastrophe majeure, comme un important tremblement de terre, pourrait affaiblir la capacité des assureurs à souscrire des risques, entraînant une hausse des primes et une réduction de la couverture, selon un nouveau rapport de l’Institut C.D. Howe.

Dans « Preparing for the ‘Big One’: Designing a Federal Disaster Reinsurance Backstop », l’auteur Thorsten V. Koeppl recommande la mise en place d’un mécanisme fédéral de réassurance bien conçu afin de transférer les risques extrêmes au gouvernement, stabiliser les marchés de l’assurance et améliorer l’abordabilité de la couverture.

« Le Canada fait face au risque d’événements sismiques majeurs qui pourraient anéantir l’ensemble de la base de capital du secteur canadien de l’assurance de dommages. Parallèlement, les catastrophes naturelles deviennent plus fréquentes, des feux de forêt de Fort McMurray aux importantes inondations au Québec, entraînant des pertes considérables pour l’industrie canadienne de l’assurance », affirme Koeppl, chercheur en résidence et expert en services financiers et politique monétaire à l’Institut C.D. Howe. « De plus, de nombreuses personnes ont tendance à sous-estimer les risques auxquels elles sont exposées ou à compter sur l’aide gouvernementale en cas de catastrophe. Par conséquent, les primes d’assurance que les gens sont prêts à payer ne reflètent pas toujours le niveau réel du risque sous-jacent. »

Le rapport préconise un partenariat public-privé pour gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, dans lequel le secteur privé continuerait d’offrir l’assurance, tandis que le gouvernement fournirait un filet de sécurité sous forme d’un régime de réassurance pour les risques extrêmes. Comme les gouvernements peuvent emprunter et répartir les pertes dans le temps, ce partage des risques entre secteurs public et privé constitue une solution moins coûteuse que d’exiger des assureurs privés qu’ils détiennent d’importantes réserves de capital contre les risques extrêmes de catastrophes naturelles. Le rapport conclut également que cette approche pourrait rendre les primes d’assurance plus abordables.

« Ce type de transfert fédéral des risques nécessite toutefois une conception fiscalement responsable qui protège les contribuables », ajoute Koeppl, professeur, boursier Robert McIntosh et boursier RBC à l’Queen's University. « Les coûts associés à l’utilisation de fonds publics pour garantir ces risques doivent être recouvrés à la fois à l’avance et au fil du temps, et ultimement être transférés aux clients des assureurs, idéalement au moyen de mécanismes fondés sur le marché. »

Koeppl propose deux piliers centraux pour la conception du programme. Premièrement, renforcer l’adhésion à l’assurance au moyen d’options de couverture obligatoires ou par défaut. Deuxièmement, créer un mécanisme explicite de réassurance destiné aux assureurs de dommages, selon lequel le gouvernement assumerait les pertes sectorielles dépassant certains seuils en échange d’une prime reflétant le coût du soutien au risque.

Pour mettre en œuvre ce cadre, l’auteur recommande que le ministère des Finances élabore un cadre pour une couverture catastrophe obligatoire ou par défaut et mette en place l’infrastructure nécessaire à la tarification de ces mécanismes d’assurance. L’ensemble du programme fonctionnerait par l’entremise d’une société d’État distincte relevant du Parlement.

Lire le rapport complet

Pour plus d’information, veuillez communiquer avec : Thorsten V. Koeppl, chercheur en résidence et expert en services financiers et politique monétaire, Institut C.D. Howe, ainsi que professeur, boursier Robert McIntosh et boursier RBC à l’Queen's University; ou Raquel Schneider, agente des communications, Institut C.D. Howe, 647-805-3918, rschneider@cdhowe.org.

L’Institut C.D. Howe est un institut de recherche indépendant sans but lucratif dont la mission est d’améliorer le niveau de vie en favorisant des politiques publiques économiquement saines. Largement reconnu comme le groupe de réflexion le plus influent au Canada, l’Institut constitue une source fiable d’analyses stratégiques essentielles, grâce à des recherches non partisanes, fondées sur des données probantes et soumises à un rigoureux examen d’experts.

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